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Social Capital

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L'actualité du capital social, de la vie en société et des options de société.

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- Peine de mort et démocratie: l’Etat peut-il mettre à mort? Justice - 30-12-2006 - TSCF

pendaison-2La barbarie à visage découvert

L’exécution de l’ancien président irakien, juste avant 06H00 (03H00 GMT), qui n’a pas donné lieu immédiatement à de grandes scènes populaires à Bagdad, a été saluée par le président américain George Bush comme une "étape importante" de l’Irak vers la démocratie. L’exécution "ne mettra pas fin à la violence en Irak, mais c’est une étape importante sur la route de l’Irak vers une démocratie qui peut se gouverner (…) et être un allié dans la guerre contre le terrorisme", a déclaré George W. Bush dans un communiqué.

Aux nouvelles déclarations imbéciles, unilatérales et paranoïaques du président américain, il faut préférer les positions plus mesurées et civilisées des diplomaties allemande et européenne. Aucune société ne peut s’arroger le droit de mettre à mort l’un de ses membres, fut-il un dictateur sanguinaire. L’usage de la violence tend à entrainer la violence en réaction. De fait, dans tous les systèmes sociaux peu démocratiques, dont les Etats-Unis d’Amérique font partie, et où il est fait usage sans grande retenue de violence policière et judiciaire, on ne constate pas que les taux de délinquance et de criminalité soient bas, bien au contraire. Les dernières données américaines les montrent même en hausse.


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- Violences à l’école et crise sociale Société - 24-12-2006 - TSCF

Violence_6Les écoles malades de la crise sociale

Il n’est pas mort directement des coups qui lui ont été portés, mais d’une grave malformation cardiaque qui a rendu fatal le stress enduré par une banale chamaillerie entre collégiens. Le décès jeudi soir à Meaux, en banlieue parisienne, du jeune Karl, qui était âgé de 12 ans et avait été molesté par deux condisciples, n’en a pas moins suscité une vive émotion. Ce drame a d’autant plus relancé la controverse sur les violences scolaires qu’il est survenu quelques jours après la révélation du calvaire subi par une collégienne de Marseille violée par ses camarades de classe. Et presque un an jour pour jour après qu’une professeur d’arts plastiques poignardée en pleine classe, en banlieue parisienne toujours, eut ému la France en accusant le ministre de l’Education et son administration de ne pas avoir entendu ses appels au secours. (…) D’un drame de la violence scolaire à l’autre, du reste, est redessiné le même portrait d’une administration de l’Éducation sourde aux mises en garde remontant du terrain : les syndicats enseignants et associations de parents de Meaux l’avaient avertie ces dernières semaines de la dégradation du climat. D’après les chiffres officiels, on déplore chaque année en France quelque 82 000 faits graves de violence dans les écoles. Ce sont les lycées professionnels qui sont les plus violents, suivis par les collèges et les lycées. (Source:La libre 23/12/2006)

School violenceEn termes de capital social, cet événement d’une tristesse profonde révèle la gravité de la situation. Une société qui en arrive à ce niveau n’a pas, n’a presque plus de capital social. Agressivité, instabilité psychologique, haine ethnique, incapacité organique à vivre en harmonie se sont développées sur le terreau de l’immigration de masse et de la crise économique. La France n’a jamais été un pays convivial, et de par ces nouveaux facteurs détient sans doute aujourd’hui un triste record en Europe de ce point de vue…

D’où la question: qui a eu ces dernières décades pour politique constante de laisser s’installer la misère matérielle, intellectuelle et morale? De reconstituer un nouveau prolétariat ethnicisé, incapable de comprendre de cette société autre chose qu’un laxisme moral dont il peut profiter? De maintenir l’incurie et le délabrement d’une fonction publique qui n’a jamais été réformée?

Ce collège était le théâtre de violences, les enseignants avaient tiré la sonnette d’alarme, et rien n’était fait. Un collège classé « ambition réussite »: une antiphrase qui veut cacher le désastre. Une étude récente de l’INSEE conclut que l’effort pour les ZEP (Zones d’Education Prioritaire) est loin d’être démesuré. Les ZEP n’ont reçu que peu de postes et heures supplémentaires, la preuve en étant que l’effectif moyen des classes n’y a que très lentement décru; il est aujourd’hui à peine inférieur à ceux des classes non-ZEP: 25 élèves au lieu de 27. Sur la question de savoir si les ZEP ont un effet sur la réussite scolaire, les auteurs sont encore plus désespérants puisque, à partir de l’analyse de panels de collégiens (1980 et 1989) suivis pendant toute leur scolarité, ils estiment que la mise en place des ZEP n’a eu aucun effet significatif sur la réussite des élèves, mesurée par l’obtention d’un diplôme, l’accès en quatrième, en seconde et l’obtention du baccalauréat.


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