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L'actualité du capital social, de la vie en société et des options de société.

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- D’une addiction l’autre: tabagie et interdiction Société - 05-02-2007 - TSCF

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Se désintoxiquer du tabac ou de l’Etat?

 Fumer au travail, dans les lycées, les centres commerciaux ou encore les hôpitaux est désormais interdit en France, mais les "accros à la nicotine" peuvent encore "en griller une" au café du coin, au moins pour quelques mois. Sont concernés par l’interdiction dans un premier temps les entreprises, établissements scolaires, administrations, commerces, centres commerciaux, établissements de santé, gares, aéroports, salles de sport, salles de spectacle…, et tous les moyens de transports collectifs. Dans onze mois, le 1er janvier 2008, l’interdiction s’appliquera aux cafés, restaurants, casinos et discothèques. Même les cours de récréation "à l’air libre" sont interdites de cigarettes. Les entreprises peuvent faire le choix d’aménager des "fumoirs", mais les conditions de mise en place et de fonctionnement sont particulièrement dissuasives. Avec la mise en place jeudi de la première étape de l’interdiction totale de fumer dans les lieux publics, la France emboîte le pas à ses voisins européens, Irlande, Italie, Suède, Grande-Bretagne, ou encore Espagne. La France pourra alors se targuer d’avoir une des réglementations les plus sévères en Europe, alors que Bruxelles s’est prononcé mardi pour une interdiction générale de fumer dans les espaces publics fermés, sans exception pour les restaurants, lançant un débat sur la nécessité ou non d’adopter une législation au niveau de l’UE. (AFP 01/02/2007)

Cette affaire met une fois de plus en évidence la manière dont l’Etat a progressivement envahi toutes les sphères de la vie publique au point de prétendre que « le public, c’est lui ! ». Il n’appartient pas à l’Etat, sauf dans un minimum de cas extrêmes relevant du droit pénal, d’interdire quel que comportement que ce soit dans un espace public qui n’est pas sa propriété et dont il n’a pas à disposer à sa guise.

Ce type de tentative, vraisemblablement voué à l’échec à terme, est d’un caractère d’autant plus abusif que la prohibition étatique – de sinistre mémoire – vise des comportements individuels et que le Léviathan Européen relaie de telles errances – toujours sous de pieux prétextes – au lieu de se préoccuper de déterminer par quel service concret aux citoyens il pourrait justifier son existence. Ce type de disposition anti-tabac doit rester du ressort de chaque établissement et, en dernier ressort, des forces du marché.

Dans la même veine, il existe en Belgique une vieille loi qui prohibe le fait d’être en état d’ébriété dans la rue. Le contrevenant risque jusqu’à 12 ans de prison. Il y a là une énormité, un abus manifeste qui conduit l’Etat à vouloir enrégimenter les citoyens y compris dans des domaines qui relèvent de la stricte liberté individuelle.

L’Etat doit se concentrer sur ses attributions naturelles qui sont la répression des crimes, la défense extérieure et la justice démocratisée, et cesser de pratiquer une intervention incessante, stérile et coûteuse sur le terrain des libertés individuelles et publiques.


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abus   Etat   libertés   santé   société civile  
- Blair et l’engagement civique: une référence opportuniste Politique - 26-12-2006 - TSCF

2005-10-30-democracy_56032875 Blair redécouvre l’engagement citoyen

The Government is to recruit 100 people to help ministers to shape policies on the public services for the next decade, ministers will announce today. The people, to be selected by market-research organisations as a cross-section representative of the population, will be asked to put themselves in the shoes of the Government’s decision makers and advise on three key areas of policy, including the cultural changes needed to help people improve their life chances. (…) The “public engagement” exercise carries echoes of the Labour Listens campaign conducted by the party more than a decade ago as it drew up its plans for government in 1997. Despite derision from political opponents and the media at the time, ministers insist that it played an important part in stating Labour’s agenda for its first two terms. People will be recruited to take part in a series of regional working groups. In a series of meetings throughout February, they will be presented with the government papers on which ministers are already working in the network of policy reviews begun in October. The participants, who will not be paid but may be able to claim expenses, will be presented with the same dilemmas that ministers face daily and asked to give their views before decisions are made. The Government will structure the consultation so that ordinary people rather than organised lobby groups get the main say. The groups will come together for a Dowing Street meeting in March. They will be advised by a number of junior ministers and senior civil servants at the event. The conclusions will then be presented to the Cabinet in mid-March and will form an integral part of the findings from the public services working group. An aide to Mr Blair said: “Ten years ago the Labour Party listened to the public and offered them a new settlement in British politics: to combine economic efficiency and social justice as complementary partners, not competing opposites. In the past decade Britain has become fairer and more prosperous.This process of public engagement will help provide a crucial routemap to the future."The big issues: Cultural change - Can the state encourage citizens to change behaviour at a time when lives are lost to smoking, alcoholism and obesity? Customer services - How are public-sector services viewed by citizens? - Citizen and state contracts - To consider the extension of “contracts” - such as education maintenance allowances - between government and the citizen within the public sector. (source: Times 26/12/2006)

Le fait pour un gouvernement de consulter un panel de « citoyens ordinaires » sur les questions-clés qui se posent au Royaume-Uni est certainement une bonne idée en soi, une idée qui s’accorde avec le développement de la démocratie participative et avec celui du capital social.

Tout dépend de la rigueur avec laquelle cette idée est mise en œuvre dans le choix de l’échantillon, la définition des questions posées, la dynamique de groupe, l’exploitation des données, et l’utilisation faite des réponses. Sans oublier que ce type de processus ne se substitue pas à d’autres processus de consultation ou de participation tels que les référendums, les sondages, ou les jurys populaires.

Mais on peut s’étonner que de telles consultations n’aient lieu que tous les dix ans. On peut aussi se demander comment Blair rendrait compte du paradoxe entre ce type de démarche et l’intervention britannique en Irak. Manipuler l’opinion publique avec l’aide de faux rapports de renseignements pour justifier une intervention militaire décidée par un gouvernement étranger ne semble pas relever de la consultation participative?

De là à penser que cette consultation blairienne - décidée au terme de dix ans de pouvoir et sans que les promesses initiales du « Third Way » aient réellement été tenues - relève de la politique-spectacle, il n’y a qu’un pas que nous franchirions assez volontiers. Il n’empêche que la méthode a du bon, est dans l’air du temps, et peut fonctionner si elle est appliquée avec précaution et sincérité.


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