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Social Capital

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L'actualité du capital social, de la vie en société et des options de société.

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- Le déclin du capital social Politique - 13-02-2007 - TSCF

social capital 2Le déclin international du capital social

La méfiance à l’égard de l’"élite" tant politique qu’économique est en croissance, a révélé un sondage d’opinion réalisé par l’institut Gallup de novembre à décembre sur 55.000 personnes de soixante pays. Ce résultat révèle une forte détérioration de la confiance de l’humanité dans son avenir: le même sondage publié un an plus tôt donnait l’avantage aux optimistes (35 pc) par rapport aux pessimistes (30 pc). Les plus grands pessimistes sont les Grecs, Portugais et les Irakiens (36 pc). Les Américains et les Européens sont les plus inquiets, mais le moral recule fortement au Moyen-Orient, où 46 pc des personnes interrogées tablent désormais sur un monde moins sûr, contre 30 pc l’an dernier. La confiance envers le monde politique reste faible. Les Autrichiens (76 pc), les Allemands (69 pc) et les Américains (52 pc) estiment que leurs dirigeants sont malhonnêtes. Les décideurs économiques s’en sortent mieux, seuls 34 pc des sondés les jugeant ainsi. (Belga 15/01/2007)

Au-delà des variables d’optimisme et de pessimisme qui sont des variables dépendantes (subissant l’effet d’autres variables causales), le sondage Voice of the World de Gallup fait apparaître une défiance croissante des populations à l’égard des dirigeants, notamment politiques. L’engagement de ces derniers en faveur de la communauté est mis en doute dans sa réalité et dans sa sincérité. Voilà en effet qui n’est guère favorable à l’engagement des citoyens dans les affaires publiques tout au moins à travers les canaux traditionnels de la politique. Voilà aussi qui devrait interpeller une classe politique qui, malgré l’image négative qui est la sienne, continue de ne pas chercher à recoller aux attentes et aux besoins de la communauté.


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- Le modèle danois: inapplicable sans esprit de communauté Société - 26-01-2007 - TSCF

La crise du «modèle français»: importer le modèle danois sans l’esprit de communauté?3707496274

Tout le monde est d’accord : le modèle français fonctionne mal. Faut-il en changer ? Comment le faire évoluer ? Les propositions émergent. On ne pourra pas dire que les sociologues manquent d’imagination. Difficile aujourd’hui de trouver, à gauche ou à droite, un défenseur du « modèle social français ». Quoi que l’on mette sous cette appellation, le constat d’un échec de la société française à assurer à chacun des conditions de vie décentes est largement partagé. Et même si nombre de travaux statistiques, sociologiques et économiques sur le chômage, la précarité, les inégalités en tous genres viennent alimenter ce constat, plusieurs publications ont très récemment insisté sur le profond décalage entre la vision officielle de la société et la réalité de la situation sociale. (…).

Pauvreté des solutions, peut-être, mais le débat a en tout cas commencé et, malgré l’air du temps «décliniste», les propositions sérieuses pour faire évoluer notre modèle social ne manquent plus. Autour du contrat de travail par exemple, le rejet du contrat première embauche (CPE) a donné toute sa vigueur aux débats en cours chez les économistes pour s’attaquer à la dualité CDI/ contrats précaires, qui tend à créer un marché du travail à deux vitesses, les avantages des uns se payant au prix de l’insécurité des autres. (…) Mais en matière d’inspiration étrangère, c’est bien entendu le modèle danois (ou nordique) et sa miraculeuse « flexicurité » qui tient le haut du pavé. (…) le Danemark semble avoir trouvé un équilibre vertueux, qui maintient de hauts niveaux de protection sociale pour tous sans entamer la compétitivité de l’économie : le taux de chômage est bas, la précarité est un concept inconnu, à la grande liberté de licencier répond une assurance chômage généreuse avec des services de l’emploi efficaces…(…).

Reste que le débat français invoque à l’envi la flexicurité en oubliant toute l’architecture institutionnelle qui la sous-tend. L’Etat y occupe notamment une place encore plus prépondérante qu’en France, avec un secteur public pléthorique qui emploie 31 % de la population active et des prélèvements obligatoires très élevés. Autre aspect crucial : des relations patronat-syndicats nettement plus institutionnalisées qu’en France, avec un taux de syndicalisation proche des 80 %. Autant d’éléments propres à refroidir les ardeurs réformatrices de ceux qui se seraient volontiers contentés de troquer un assouplissement du droit du travail contre de nouveaux droits pour les salariés. La route vers le Danemark est encore longue… (Source : Xavier Molénat, Sciences Humaines, 01/2007)

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Ces débats d’intellectuels en mal d’idées ont le mérite d’exister. Ils ont le tort de vouloir réinventer de vieilles recettes telles que le lifelong learning, l’outplacement… Mais leur défaut principal est de nager dans l’abstraction: on voudrait le système danois sans les taux de syndicalisation, sans le patronat participatif, sans le collectivisme des décisions, sans la négociation institutionnalisée, bref sans tout ce qui résulte du sens de la communauté qui sous-tend les pratiques de l’Europe du Nord. Il faut commencer par réfléchir aux fondements culturels de ces pratiques.

La route serait longue en effet pour adopter un système de type nord-européen et le faire fonctionner dans un pays tel que la France. Encore faudrait-il, pour avoir la moindre chance de réussir, commencer par réintroduire l’esprit de communauté. Cela débute par des actes simples et des conduites élémentaires au quotidien: réintroduire la politesse, le savoir-vivre, le partage, la transparence, le sens du compromis, ceci de façon effective et réelle et non pas verbale. Dans un pays qui, en proie aux schémas autoritaires et individualistes du bonapartisme, manque totalement de convivialité, ce n’est pas le moindre des challenges.


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