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- Conférence sur le climat: l’implication des ONGs Environnement, Société - 08-12-2009 - TSCF

connLa société civile lâche ses militants dans la bataille
 

La Conférence de Copenhague sur le climat, combien de participants? Les organisateurs de l’événement, ONU et autorités danoises confondues, n’en avaient aucune idée dimanche en fin d’après-midi, à quelques heures de la cérémonie d’inauguration. Leurs services d’information respectifs se contentaient de répéter que le complexe où doit se tenir la rencontre du 7 au 18 décembre, le Bella Center, peut contenir 15 000 personnes au maximum mais que l’affluence s’annonce sensiblement supérieure au vu du nombre des inscrits: 32 000… Combien de ces derniers viendront? Et s’ils viennent tous, où se tiendront-ils? Mystère. «Ce sera comme dans une discothèque, ose une attachée de presse. Ça va beaucoup entrer et sortir.». Le chiffre global de participation n’est pas la seule inconnue. Personne ne pouvait dire encore dimanche combien d’officiels seraient là pour représenter les 192  Etats du monde parties au processus. Un fait paraissait toutefois certain: les diplomates seront moins nombreux que les «observateurs», soit les délégués des organisations non gouvernementales, des universités, des Eglises, etc., qu’une rumeur persistante estimait à 19?000. S’il fallait une dernière preuve de l’importance de l’événement, cet extraordinaire afflux de «citoyens ordinaires» vient l’apporter. Après avoir été longtemps l’affaire des seuls scientifiques, le réchauffement a commencé à intéresser les politiques à la fin des années 1980. Aujourd’hui, à l’occasion de cette 15e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, un troisième acteur s’impose avec force: la société civile. C’est que de plus en plus de gens prennent la mesure du phénomène depuis que la communauté des climatologues, représentée par le Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques (GIEC), s’est déclarée pratiquement sûre de la réalité du réchauffement et de la responsabilité humaine. Et nombre de citoyens, regroupés dans des centaines d’ONG, veulent éviter de laisser les gouvernements affronter seuls le problème. Un problème qui, à leurs yeux, conduit le monde à la catastrophe et doit être empoigné avec la plus grande vigueur. Il est des circonstances, pensent-ils, et le réchauffement en est une, où la politique s’avère une affaire trop sérieuse pour être laissée aux politiciens. (Le Temps, lundi 7 décembre 2009)
 

climate change 3Ainsi, nous dit-on, des centaines d’organisations non-gouvernementales ont afflué dans la capitale danoise pour opposer au lobby des énergies fossiles un «lobby des citoyens». Pas question pour elles de laisser les politiques libres de tergiverser. C’est plutôt un bienfait, car le concept de cette conférence est très bureaucratique: organisée par l’ONU - une organisation parfaitement gouvernementale qui réunit des Etats, censés représenter leurs pays respectifs - elle prévoit d’abord une rencontre des experts et des fonctionnaires spécialisés, puis des chefs d’Etat et de gouvernement. On peut se demander comment les seconds vont utiliser le travail des premiers, puisque ils auront à peine eu le temps d’en prendre connaissance. Des voix qualifiées se sont d’ailleurs déjà élevées pour dire qu’une absence d’accord serait préférable à un résultat alambiqué dont l’interprétation prendrait des années. Ce genre de grande messe ne contient pas de dynamique de groupe, car il y a trop de monde impliqué pour qu’une véritable interaction puisse se produire. Il faut donc croire que les dés sont pipés et que les décisions sont déjà prises par ailleurs.  Et que si elles ne l’ont pas été, les risques d’échec sont grands. Chaque fois que les gouvernements se réunissent (conférence sur le climat, G20, « sommets » européens…), la société civile tend à intervenir, et, en l’espèce, cette intervention prend un caractère massif. Cette mobilisation va dans le bon sens et change aussi de forme: de la manifestation à la participation. Cependant, le lobbyisme citoyen (pression sur les gouvernements) est insuffisant. La participation directe et effective aux décisions, sous une forme à déterminer, aussi peu bureaucratique et institutionnalisée que possible, permettrait d’aller plus loin. De même, au quotidien, il ne faut pas tout attendre des gouvernements. C’est par des choix individuels ou familiaux de consommation, de recyclage et d’investissement que seront effectués les plus grands progrès.  Vous pouvez faire quelque chose: choisir une énergie verte, consommer des produits bios, réclamer à vos fournisseurs des produits organiques et des procédés respectueux de l’environnement.  En l’espèce, le marché a des chances d’être plus fort que l’Etat…

 


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- Réchauffement climatique: que faire? Environnement - 15-04-2007 - TSCF

climate change 2 Changement climatique et hédonisme économique

 Au-delà de 2 à 3 degrés supplémentaires par rapport à 1990, le réchauffement climatique aura des impacts négatifs sur toutes les régions, a prévenu vendredi le Giec.
 
D’ici 2080, estiment les experts dans leur rapport de 1.400 pages, jusqu’à 3,2 milliards d’humains seront exposés à des pénuries d’eau sévère et 600 millions à la faim en raison des sécheressses, de la dégradation et de la salinisation des sols. Chaque année, deux à sept millions de personnes supplémentaires pourraient subir des inondations, notamment sur les côtes où la pression démographique s’accentue et dans les grands deltas d’Afrique de l’Ouest, d’Asie ou du Mississipi. Les "populations pauvres, même dans des sociétés prospères, sont les plus vulnérables au changement climatique, ont souligné les experts lors de la conférence de presse vendredi. "Ceci requiert notre attention, car les plus pauvres sont aussi les moins aptes à s’adapter", a commenté Rajendra Pachauri. Les scientifiques ont prévenu que toutes les formes de vie sur terre seront affectées: "de 20 à 30 % des espèces végétales et animales connaîtront un risque croissant d’extinction si les augmentations de la température mondiale dépassent 1,5 à 2,5°C" par rapport à 1990, indique le rapport.
 
La Chine, l’Arabie saoudite, la Russie et les Etats-Unis ont contesté certains paragraphes du "résumé pour les décideurs", un texte d’une vingtaine de pages qui synthétise à l’intention des gouvernements de la planète les 1.400 pages du rapport. Par ailleurs, les Etats-Unis ont demandé et obtenu l’élimination d’un paragraphe indiquant que l’Amérique du Nord "devrait être localement confrontée à de graves dommages économiques et à des perturbations substantielles de son système socio-économique et culturel", selon un observateur des négociations. "C’est la première fois que la science est ainsi mise en cause par les politiques", a remarqué un délégué dont les propos étaient rapportés par un autre participant.
 
Selon le premier volet de ce 4e rapport du Giec, publié en février à Paris, la température moyenne de la terre pourrait gagner 1,1 à 6,4°C d’ici 2100 par rapport à 1990, avec une "meilleure moyenne possible" de 2 à 4°C en vertu des scénarios socio-économiques envisagés. (La Libre 05/04/2007 & 06/04/2007).

climate change 31, Ce qui est surprenant, ce n’est pas tant le changement climatique que la soudaineté avec laquelle s’est opérée la prise de conscience. Le phénomène n’était pourtant pas totalement imprévisible. Par ailleurs, les perceptions sensorielles que tout un chacun peut avoir sont bien supérieures à la « meilleure moyenne possible » de 2 à 4° dans un siècle. De là à penser que l’ampleur du phénomène est encore plus grande que ce qui nous est dit, il n’y a qu’un pas et nous le franchirions volontiers. Cette dissimulation de la réalité pourrait expliquer pourquoi le phénomène est officiellement constaté si soudainement, et si tard. Les participants à ces réunions expriment d’ailleurs qu’il y a eu des pressions politiques sur les délibérations et leur expression publique.

climate change 52, Les liens entre le changement climatique et l’hédonisme économique sont patents. Le réchauffement climatique est entraîné par un mode de vie fondé sur la réalisation de soi par la consommation de produits (notamment automobiles), suggérés comme indispensables à l’épanouissement individuel. Au lieu qu’il en soit pris conscience, on considère le changement climatique comme un problème technique parmi d’autres - à l’instar du président de la commission européenne, qui presse les Etats-Membres de prendre des mesures mais qui, à titre personnel, roule en 4×4 Touareg…

Il n’y a pas, ou peu, de réflexion en termes de valeurs de vie collective, ni sur la place des biens de consommation dans cette dernière. Ces catastrophes annoncées sont pourtant le fruit direct du mythe matérialiste du niveau de vie le plus élevé possible dans le cadre de la société de consommation, et de la généralisation d’économies à fortes consommations énergétiques. Elles sont aussi le fruit de l’incompétence, de l’imprévoyance et du manque de sens du bien commun de ceux qui dirigent.


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