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- Poupées Barbie: les ambiguïtés de la femme en Occident Interpersonnel - 04-03-2007 - TSCF

 Femmes en Occident: libération ou manipulation?

La sexualisation à outrance de l’image de la femme et même de la petite fille dans les médias, la publicité et le marketing peut avoir des effets psychologiques et physiques néfastes sur les adolescentes et les jeunes filles, selon une étude rendue publique mardi. L’Association américaine de psychologie (APA) a publié un rapport qui analyse quelque 300 études parues au cours des 18 derniers mois, examinant des médias, en particulier la télévision, les films, les magazines et même les paroles de chansons et la silhouette des poupées. Cette pression que les experts appellent "sexualisation" base la valeur d’une personne essentiellement sur son sex-appeal et peut conduire à la dépression, à des troubles de l’alimentation et à de mauvais résultats scolaires, affirme l’APA. (…) Le rapport de 66 pages comprend une multitude de conseils pour les parents désemparés qui ne savent pas comment aider leur enfant à résister à cette pression, alors que, selon une étude de la Kaiser Family Foundation, près d’un petit Américain sur deux, âgé de 4 à 6 ans, a un poste de télévision dans sa chambre. Les auteurs ont également scruté les clips musicaux et dénoncé les paroles de chansons comme celles des "Pussycat Dolls" ("Don’tcha wish your girlfriend was hot like me? ", "Tu voudrais pas que ta petite amie soit sexy comme moi?") ou celles du rappeur 50 Cent ("I tell the hos (whores) all the time, Bitch get in my car", "Je dis toujours aux putes, monte dans ma voiture, salope"). La publicité mise aussi beaucoup sur la sexualisation. En 2003 aux Etats-Unis, les pré-adolescentes ont dépensé pour 1,6 million de dollars en strings, selon Time Magazine. Une marque de chaussures (Skechers) a ainsi utilisé la chanteuse Christina Aguilera, affublée de couettes, le T-shirt déboutonné et léchant une sucette. Les poupées Bratz, qui rivalisent avec Barbie, montrent "des petites filles en bikini dans des jacuzzis préparant des cocktails tandis que les garçons jouent de la guitare et font du surf". Les poupées sont vêtues de mini-jupes, de bas filet et de boas à plumes. (La Libre 20/02/2007).

On pourrait multiplier les exemples de sexualisation outrancière ou précoce, que ce soit dans le monde du rap, du cinéma, de la publicité, ou dans l’évolution factuelle des mœurs. Ou encore dans les tentatives bien-pensantes et malencontreuses d’éducation précoce (13 ans) à la vie sexuelle comme celle qui a été récemment menée par le ministère belge de la santé…On pourrait aussi renvoyer à la réflexion critique sur ces évolutions exprimée par les romans de Michel Houellebecq.Ces tendances ne datent pas d’hier. Elles peuvent être vraisemblablement datées de la nouvelle idéologie mise en place par le pouvoir à partir de la fin des années soixante dans les pays occidentaux. Une idéologie qui, comme l’ont montré nos recherches, repose sur trois piliers qui sont les valeurs du Nouveau Léviathan: l’individualisme, l’’hédonisme et le consumérisme. La recherche de l’épanouissement individuel par le plaisir et la consommation, laquelle peut être aussi relationnelle et sexuelle, est le facteur le plus puissant de déstabilisation du lien social contemporain.

Plus récemment, les racistes « blonde jokes » ont mis en lumière l’ambivalence de l’image de la femme occidentale (dont la femme blonde est le symbole), présentée à la fois comme la femme que tout le monde rêve d’avoir et comme une poupée stupide et facile. Force est de constater que dans la pornographie ou ailleurs, la sexualité «libérée» dépeint quasiment systématiquement la femme dans des situations et des postures humiliantes, soumises et dégradantes. Ou encore elle suggère que le comportement sexuel et amoureux de la femme devrait équivaloir à celui de l’homme, sans prendre garde au fait que les schémas d’interprétation en restent totalement différents. Il n’est pas étonnant que ce nouveau matraquage se traduise par des troubles psychologiques chez celles qui y sont le plus exposées et soit socialement détrimental à la femme, à son image et à son statut.

A cet égard, le fait que récemment Paris Hilton, cette héritière américaine qui s’est fait connaître par ses frasques sexuelles à l’écran et sa bêtise blonde, ait été sollicitée par Simba Toys pour choisir les vêtements et l’apparence d’une marque de poupées pour petites filles concurrente des poupées Barbie, peut apparaître comme un détail qui n’est pas de pur hasard.


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