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- Les interdits de transport: les abus de l’Etat belge Politique - 04-12-2006 - TSCF

Transports: les abus de l’Etat belge

Moins de deux semaines après avoir annoncé son intention d’élaborer un texte visant à interdire les "sauts de puce" entre aéroports belges trop proches, Renaat Landuyt (SP.A) met un projet d’arrêté royal sur la table et le soumet à la consultation des Régions. Le texte dont nous avons eu connaissance tient sur deux pages et comporte trois articles. "Considérant l’infrastructure existante des moyens de communication sur le territoire belge ainsi que les différents modes de transport de passagers et de marchandises" et "qu’à l’heure actuelle, les modes de transport terrestres offrent des services satisfaisants", écrit-il, il y a lieu d’interdire les sauts de puce entre deux aéroports belges distants de moins de 150 km.

Ce texte fait suite à la décision du ministre wallon André Antoine (CDH) interdisant le vol Charleroi-Liège prévu par la compagnie marocaine low cost Jet4you avant l’envol final vers Casablanca. Mais il n’est pas apprécié par tout le monde. "L’AR du ministre Landuyt n’arrange personne et vient perturber inutilement le bon déroulement des activités des compagnies aériennes en Belgique. De plus, une interdiction de ce type n’existe dans aucun pays en Europe et est, de facto, un frein au développement des sites belges", dénonce Luc Partoune, directeur général de la SAB, gestionnaire de l’aéroport de Liège. D’après celui-ci, l’AR rend impossible tout vol entre Liège et les aéroports de Charleroi, de Bruxelles-National et d’Anvers. "Ce texte met à mal les activités de l’aviation d’affaires entre Liège et Anvers, le trafic charter qu’opèrent JetAir et Thomas Cook entre Liège et Bruxelles quand elles lancent une nouvelle ligne. Sans oublier le trafic cargo qu’effectue TNT, première compagnie belge en flotte, entre Liège et Bruxelles", martèle-t-il. Les vols Ostende-Bruxelles seraient aussi interdits.

Les avions de Yoko et Aoki

Landuyt dit être conscient du problème que va engendrer son arrêté au trafic fret. Mais, "c’est un choix en faveur de l’écologie et il faut mettre fin à ces vols économiquement injustifiables et écologiquement nuisibles", nous a-t-il confié. "J’espère que le texte entrera en vigueur dans quatre mois, la concertation avec les Régions prendra trois mois et l’avis du Conseil d’Etat ne tombera pas avant un mois", précise-t-il.

"C’est un bon pas en avant. J’espère que les Régions et le fédéral travailleront ensemble pour appuyer le dossier au niveau européen", dit de son côté le ministre André Antoine. A ce propos, il a reçu une réponse du commissaire européen Louis Michel à la lettre envoyée à quatre membres de l’exécutif européen pour plaider la fin des sauts de puce en Europe. Une réunion devrait être organisée sous peu." (Source: La Libre, le 01/12/2006)

La question que soulève cette affaire est la suivante: en quoi est-ce le rôle de l’Etat d’aller interdire quoi que ce soit en matière de transport? La "fureur réglementatrice" de la bureaucratie s’épand et s’étend sans cesse davantage, sur des terrains qui ne sont pas les siens, parce que ne s’y oppose pas le contrepoids d’autres instances organisatrices ou d’opérateurs privés responsables. Il y a toujours une "bonne raison", un fait divers qui vient servir d’argument à son intervention, jusqu’au "rétablissement de l’ordre" qui parait nécessaire aux dictatures. On voit, en l’espèce, comment s’instaure une collusion entre bureaucrates belges aux niveaux national et européen. L’Etat doit se limiter progressivement à ses attributions essentielles, à savoir l’intervention de la force publique dans un petit nombre de matières où ne peut jouer l’autorégulation de la société.


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